Ils en parlent

Interviews

 

Margaux Gilquin

Balades et Portraits 

29  septembre 2017

 

Je ne suis pas certaine de pouvoir vous cacher complètement ma joie en partageant le portrait de Claire Casti de Rocco…

Elle fait partie du royaume de mes « princesses auteures ». Celles que je couve et que je ne lâche pas du regard. J’adore discuter avec mes princesses. Je m’intéresse à leur vie de jeunes femmes, à leur vie de famille, à leur travail, à leur passion qui est la mienne : l’écriture. Je trouve génial d’échanger nos idées sans concurrence mais avec loyauté et bienveillance.

Claire a ce que j’aime chez ces jeunes femmes  : la classe, le chic,  la simplicité, l’authenticité,  la gentillesse.

Claire a une chose que j’aime particulièrement : le talent.

Cet été, j’ai lu « Rien d’autre que la vie » sur les conseils d’une autre princesse auteure, Sonia,  et j’ai trouvé l’histoire belle, tendre et bouleversante à la fois. J’ai aimé la façon dont Claire nous démontre que l’on peut, que l’on doit, être heureux malgré tout. Que le passé ne doit pas être un poids, que l’on doit avancer.

J’ai aimé ses mots simples, mais percutants qui invitent à comprendre, à colmater les brèches, et  à avancer.

Le passé est le passé, on ne peut pas le changer nous dit Claire.   On peut le revivre, et dans « Rien d’autre que la vie », nous revivons celui de l’héroïne et l’on peut comprendre certaines choses en même temps qu’elle. Mais, en même temps qu’elle, si l’on sait qu’on ne peut rien changer, on découvre aussi qu’il faudra faire « avec ».

Même si c’est dur, même si c’est grave.

J’ai aimé cette histoire, d’adolescents, qui ressurgit à la faveur d’une rencontre d’apparence banale. J’ai aimé le fil déroulé, les mystères éclaircis. J’ai aimé cette époque là. Une époque qui n’est pas la mienne. Une époque où j’étais la mère de ces adolescents là…parce que Claire a l’âge d’être ma fille.

Je vous invite vraiment à découvrir ce roman et les autres de Claire.

Vous venez ? Nous sommes vendredi…..

*-*-*-*

Pouvez-vous me raconter comment vous êtes venue à l’écriture et ce que vous avez commencé à écrire ?

J’ai toujours été fascinée par l’« objet » livre, qui est devenu un compagnon dès que j’ai su en déchiffrer les phrases et comprendre leur sens. Je me sentais bien dans les bibliothèques, publiques et familiales. Plus je lisais, plus je me disais que je n’étais pas seule à inventer des histoires, à rencontrer des personnes imaginaires et leur prêter vie. Cela me conditionnait. Le stylo me démangeait. J’ai donc commencé par écrire de courtes histoires vers l’âge de huit-neuf ans. Quelques feuilles reliées ensemble par des agrafes, puis de plus longues ensuite.

Faisiez-vous lire à quelqu’un ce que vous écriviez ou écriviez-vous des choses que vous ne montriez à personne ?

J’ai toujours fait lire mes écrits, mais à ma mère dans un premier temps. Puis petit à petit la confiance a gagné du terrain, et j’ai fait découvrir mes textes à quelques amis, vers l’âge de vingt ans, mais surtout ceux que je savais lecteurs compulsifs, pour ne pas dire passionnés.

Lisiez-vous quand vous étiez enfant et adolescente ?

Énormément. J’y passais presque tout mon temps libre.

Aviez-vous des auteurs préférés ?

Bien sûr. Et qui sont restés les mêmes à ce jour : les sœurs Brontë, Oscar Wilde, Daphné du Maurier… Il y a seulement quelques années, j’ai découvert Kate Mosse et Carlos Ruiz Zafón, des auteurs d’aujourd’hui que j’affectionne particulièrement.

A l’époque j’aimais beaucoup Pagnol, pour le côté simple et insouciant, l’évocation de la Provence aussi.

Avez-vous écrit autre chose que des romans ?

Oui, une nouvelle pour participer à un concours, et un semblant de pièce de théâtre quand j’étais plus jeune.

Comment vous est venue l’idée de publier ?

Parce que je me suis dit que mon texte valait peut-être quelque chose (mon premier roman Un soir de Noël) et que la meilleure façon de le savoir était de le présenter à ceux qui voudraient bien le lire. Mes proches m’ont encouragée en ce sens. Mais il m’a fallu des années pour passer à l’acte et enfin me confronter à la réaction des lecteurs.

Est-ce vous qui concevez vos couvertures de livres ?

Oui. En particulier pour les deuxième et troisième. Je travaille avec un graphiste professionnel.

Pouvez-vous me parler, en quelques mots, de chacun des livres que vous avez publiés ?

Le premier, Un soir de Noël, est le plus léger de tous et celui qui reflète le moins de mon style d’aujourd’hui je dirais ; c’est le livre de mes débuts, celui qui m’a aidée à me lancer. On est moins dans l’émotion, davantage dans la légèreté.

 

Le second, Rien d’autre que la vie, est un livre frais et grave à la fois. Il oppose l’insouciance de la jeunesse à la douleur de la mort, il évoque la perte d’un grand amour qui n’est pas sans conséquence… Surtout des années après, quand on découvre certains faits que l’on n’attend pas. Le message est clair : la vie est belle et au diable les regrets !

 

Le troisième, mon dernier : Le Silence nous appartient, est une histoire plus dramatique, presque envoûtante, davantage profonde. Le thème est encore une fois la mort, opposée à la vie, mais liées par un amour qui grandit. Les émotions sont distillées au fil des pages, avec quelques touches de surnaturel, et l’héroïne avance dans une quête viscérale qui lui permettra de se reconstruire enfin.

Avez-vous déjà eu l’occasion d’être invitée en tant qu’écrivain à l’étranger ?

Non, jamais.

Quelle place la lecture occupait-elle chez vos parents ? Y avait-il des livres, des journaux, des revues ?

Rien n’incitait à la lecture chez mes parents, hormis les quelques livres reliés qui décoraient les étagères des chambres (contrairement au salon de mes grands-parents). C’est d’ailleurs de cette façon que j’ai découvert Jane Eyre, de Charlotte Brontë. Un bouleversement.

Y a-t-il des moments précis où vous écrivez ?

Oui, chaque soir, généralement de 22 heures à minuit. Il m’arrive souvent d’écrire dans le train aussi, car je le prends chaque début de semaine. Sinon dès que j’ai une phrase ou une idée qui me paraît pertinente, que ce soit pour le roman en cours ou parce que je sais qu’elle servira plus tard, je la note, où que je sois.

Comment vous vient l’idée d’un roman ?

Les idées de mes romans me viennent à force de réflexion, permanente. Je m’interroge régulièrement… « Et s’il arrivait telle ou telle chose ? …que se passerait-il ensuite ? »  Des idées vont et viennent, des phrases qui se baladent mais qui parfois ne se raccrochent à rien de particulier. Je note…

Il suffit d’une scène, d’un dialogue. Je visualise. Et l’idée naît. Elle se fabrique. Il y a un cheminement de pensée indirect qui glisse sur le thème, puis le tilt d’une mise en situation apparaît, et ouvre la porte pour la suite de l’histoire. Je laisse mijoter pour travailler autour de l’idée, jusqu’à dresser un plan pour obtenir une histoire construite.

De qui vous inspirez vous pour vos personnages ?

De personne et tout le monde à la fois. Des personnes qui traversent ma vie.

Ces gens que je croise ou que j’ai rencontrés, parfois même une fois, tant marquants par leur charisme ou leur insignifiance. Souvent j’invente un personnage en faisant un mix de plusieurs traits de caractères. C’est d’ailleurs principalement le cas pour mes héros.

Une dernière question, est ce que selon vous l’écrivain a un rôle particulier à jouer dans la société ?

Peut-être. Pour ma part, je me contenterai de dire qu’il est utile de mettre à profit les idées que nous véhiculons dans nos livres, pour provoquer des réactions, pousser à la réflexion.

Le questionnaire façon Amélie Poulain

Claire aime

  • La poésie

  • Analyser les paroles des chansons

  • Parler de tout

  • Rire

  • Lire

Claire  n’aime pas

  • Les jugements de valeur

  • Les tabous

  • Les embouteillages

  • L’humiliation

  • Le gaspillage

https://mgchroniques.wordpress.com/2017/09/29/claire-casti-de-rocco-auteure/

Enjeux de Mots

23 mars 2017

 

Claire Casti de Rocco est le troisième auteur auto-édité que je reçois sur le blog. Et autant vous dire qu’il m’est particulièrement agréable de parler des auteurs indés, surtout que parmi la plupart de ceux que j’ai découvert se trouvent des plumes brillantes et des récits aussi fascinants qu’émouvants. Claire en fait partie, et c’est donc suite à mon coup de coeur pour son roman « Rien d’autre que la vie » que je lui dédie cette interview sur le blog, pour célébrer aussi sa participation au Salon du Livre de Paris, où le Maroc est cette année l’invité d’honneur.

 

                           « L’invitée du Mois : Claire Casti De Rocco »

1) Bonjour Claire, vous êtes la bienvenue chez Enjeux de Mots. Parlez-nous un peu de la vocation d’écrivain, comment cela vous est-il venu (élément ou contexte déclencheurs ?)

Merci Hind, pour votre accueil.

J’ai grandi dans un milieu qui n’est pas littéraire, mais les bibliothèques de ma grand-mère et de ma tante m’ont toujours fascinée. Depuis l’enfance, il y a toujours eu quelque chose de magnétique avec les livres.

Dès que j’ai su lire, je me suis très vite passionnée pour les livres jeunesse et autre Comtesse de Ségur, mais que j’ai délaissés à l’adolescence pour ceux de la bibliothèque verte… C’est ensuite que j’ai réalisé combien c’était compliqué l’écriture, quand j’ai découvert Balzac, Flaubert, Théophile Gautier…
Petite, je fabriquais des petits livres, je les illustrais, puis j’ai écrit une courte histoire vers huit ans… et ensuite une petite pièce de théâtre que nous avions jouée avec ma voisine devant les habitants du quartier (les enfants n’ont vraiment peur de rien… ! (rires…).
Un peu plus tard, toujours le nez dans les livres (ceux que je lisais), l’envie me démangeait encore de raconter mes propres histoires, celles qui me trottaient dans la tête.

C’est à 20 ans que je commence l’écriture d’Un soir de Noël, sans trop y croire. L’idée est là, j’écris les premiers chapitres, je m’y accroche, mais faute de plan, je range le manuscrit dans un tiroir. Quelques années s’écoulent puis je reviens dessus avant de l’abandonner à nouveau. Plus ou moins sûre de moi, je le termine avec l’intention de l’auto-publier, après m’être bien renseignée, pour voir ce que cela donnerait.
C’est grâce à ce livre que tout a commencé…
Pour le « passage à l’acte », la publication de ce premier roman, ça a été comme une prise de conscience en fait. J’avais 32 ans, sur le point d’accoucher de mon deuxième enfant, je me suis dit que c’était maintenant ou jamais… Parce que j’étais arrivée à un moment dans ma vie où j’avais fait le point, et je me suis dit « c’est ça que je veux faire ! ».


2) Dites-nous en plus sur le processus d’écriture. Avez-vous des rituels précis, ou suivez-vous juste l’instinct du moment ?

J’ai tendance à suivre l’instinct du moment, de prime abord. J’ai des carnets, partout dans la maison, dans mes affaires (sacs, manteaux, voiture…) pour pouvoir noter la moindre idée, la moindre phrase.
Quand je décide d’écrire un livre, j’ai d’abord une idée, je la laisse faire son chemin. Si j’ai déjà la mise en situation, je n’hésite pas à l’écrire, pour faire progresser ma réflexion.
Ensuite d’autres éléments viennent s’ajouter, mais il y a aussi et toujours, des zones d’ombre.
Ensuite j’établis un plan pour y voir plus clair, hiérarchiser, commencer à dresser un chapitrage. Il y a encore pendant cette phase, d’autres idées qui viennent.
Puis quand je sens que le projet est bien mûr, et surtout, quand j’imagine précisément la fin, je commence à rédiger les premiers chapitres.
Des changements ont lieu généralement en cours d’écriture, ce qui est prévisible, mais j’y suis habituée ; je n’ai aucune crainte au contraire, ce sont parfois de bonnes surprises.

3) Que lisiez-vous plus jeune et quels auteurs vous ont influencée ? Est-ce que ces goûts ont évolué avec le temps ?

J’ai toujours eu des influences classiques, et de littérature étrangère.

J’adore, depuis l’adolescence, la littérature anglaise. Je suis touchée de voir se dérouler tous ces moments qui ne reviendront jamais, certes plein de manières, mais surtout pétris de respect et d’empathie. Et parallèlement, j’adore la truculence des personnages, qui s’inscrit à merveille dans cette époque révolue mais « so british ».
Jane Austen principalement, dont j’ai lu tous les livres. Tous les Edgar Allan Poe, Charles Dickens, les sœurs Brontë, Oscar Wilde, etc. J’ai presque tout lu et j’aime toujours, cela n’a pas changé.

J’ai découvert un peu plus tard Daphné du Maurier, un univers pour moi fascinant. Son style est à la fois sobre et recherché… Pareil, j’ai lu son œuvre complète. Et pareil, je suis toujours sous le charme.

Ensuite à 17 ans, je suis tombée dans les Harry Potter, que j’ai suivis jusqu’à mes 27, ou 28 ans, je ne me souviens plus… Ce monde si singulier qui foisonne d’originalité, où l’imaginaire a la première place, m’a emportée comme des millions d’autres lecteurs, et j’ai passé de super moments aux côtés de Harry et de ses amis.

Aujourd’hui, j’aime beaucoup l’univers de Kate Mosse, très proche de celui de du Maurier, Carlos Ruiz Zafon, assez sombre aussi, mais également Déborah Harkness qui m’a conquise avec sa trilogie du livre secret des sortilèges (2. L’école de la nuit 3. Le nœud de la sorcière).
Chez les auteurs français, j’ai un faible pour Anna Gavalda et Philippe Djian.

En fin de compte, je dirais que mes goûts n’ont pas tellement évolué. Si ce n’est que je vais lire quelques thrillers aujourd’hui, alors qu’auparavant, pas du tout.


4) Votre roman « Rien d’autre que la vie» alterne fluidité du texte, transmission brillante des ressentis des protagonistes et description détaillée des lieux. Pouvez-vous nous présenter avec vos propres mots votre livre ? Comment s’est passée l’écriture de cet ouvrage ?

J’ai mis environ une année à écrire ce livre.
J’avais le thème (le grand amour qui reste, même après la mort, en opposition à l’insouciance de la jeunesse, donc la vie), la mise en situation (Lise qui découvre la lettre de Laurent à Anna). J’avais cette première scène dans la tête, et une partie des souvenirs de cette grande femme brune, secrète, et enceinte.
Je voulais mettre d’abord en évidence la partie insouciante d’une jeunesse dorée. J’avais à cœur de démontrer qu’à cet âge, une fille peut devenir l’amie de garçons sans être montrée du doigt ou bafouée, que les interdits peuvent être transgressés sans pour autant conduire à la dérive… c’est la raison pour laquelle le passé d’Anna, ce récit enchâssé, est l’histoire principale du roman. Et ensuite, je souhaitais donner de la force à un amour inachevé, à travers les années et la douleur de la mort (c’est pourquoi leur histoire d’amour prend vie au 3/4 du récit).

J’avais dressé un plan approximatif (c’était la première fois que je travaillais avec un plan… mon premier roman ayant été écrit au fil de l’eau).
J’ai tenté de suivre le plan qui m’a un peu perdue en cours de route parfois (rires). Mais j’y suis restée fidèle dans les grandes lignes.
Enfin, j’ai travaillé chaque scène séparément en ciblant les émotions que je voulais mettre en évidence.


5) L’auto-édition est une sacrée aventure, en plus d’être réputée être fastidieuse. Comment s’est passée la publication de votre livre ? Avez-vous rencontré des obstacles et si oui, quels sont-ils ?

Cela s’est bien passé globalement, de la mise en page à la mise en ligne. Il faut dire aussi que j’ai été bien entourée.
S’il y a eu des obstacles pour moi, ils ont plutôt été liés à la mise en page du document qui doit être converti pour le Kindle, mais c’est une étape antérieure, et on m’a aidée.
Antérieurement aussi, pour atteindre ce que je voulais vraiment exprimer avec ma couverture, il y a eu des discussions avec le graphiste, des tests, des changements, mais ce fut une étape passionnante au final. Le principal souci c’est que cela prend du temps.
Je me souviens que le résumé (le synopsis) de l’histoire a été difficile a rédiger… Je ne l’ai pas fait seule car je n’avais pas de recul.


6) Comment les lecteurs ont-ils accueilli votre roman ? Quelles étaient les premières critiques ?

L’accueil des lecteurs a été très favorable, et inattendu aussi.
Ce fut une agréable surprise, je ne pensais pas que le livre plairait autant.
J’ai reçu les premiers commentaires très peu de temps après la publication, puis au fil des semaines. Les chroniqueuses qui ont accepté de le lire ont diffusé d’excellents articles, ce qui a permis davantage d’intérêt et de visibilité.

Mais ce roman a également provoqué des réactions antagonistes. Il y a des lecteurs qui l’ont détesté avec autant d’intensité que ceux qui ont adoré. Heureusement pour moi et pour Anna, le pourcentage est faible. Mais je me dis que j’ai raté quelque chose avec eux.


7) L’histoire d’Anna et Laurent est un voyage émotionnel intime et bouleversant qui vacille entre présent et passé, qui traite d’amour, d’amitié et de partage, mais aussi de trahison, de regrets et d’amertume. Une tendre et très humaine esquisse de la vie. Quelle morale a la fin de votre livre ?

La symbolique antagoniste la vie / la mort m’est extrêmement chère.
C’est un sujet que j’aime exploiter car il véhicule une palette d’émotions si différentes, si opposées, et j’aime les confronter.

La morale, c’est qu’il faut vivre cette jeunesse « éternelle », celle de nos vingt ans, et la pureté de ces instants fragiles, car ils ne reviendront jamais… pour ne pas laisser la place au regret.


8) Pouvez-vous recommander 5 livres qui vous ont marqué aux lecteurs et nous dire pourquoi ils vous ont impacté ?

Il me vient toujours d’abord Jane Eyre, de Charlotte Brontë, parce que c’est le livre de l’amour impossible et inébranlable à la fois (un peu comme « Les Hauts de Hurlevent » qui m’a envoûtée aussi…), au romantisme suranné mais profondément touchant, avec une héroïne imparfaite et une description des lieux telle, que j’ai eu l’impression d’habiter avec Jane chez Rochester. J’ai adoré rêver et espérer avec Jane, cette héroïne imparfaite, partager ses incertitudes et ses angoisses, jusqu’à la fin.

Ensuite, Rebecca de Daphné du Maurier. C’est un livre majeur, magistral, envoûtant… avec une emprise psychologique claire sur le lecteur à travers l’héroïne ; il y a un côté pervers très présent. J’ai aimé la fascination qu’exerce Rebecca (l’ex épouse décédée) sur l’héroïne, le mystère qui règne dans cette gigantesque maison, et enfin, comprendre que quelque chose clochait et vouloir savoir quoi.

Après, toujours Daphné du Maurier, L’auberge de la Jamaïque, qui m’a aspirée une fois que l’héroïne s’exile en terre de Cornouailles et entre dans un univers très sombre, masculin, inquiétant, hostile. Le paysage est sauvage et gris, marécageux. Je voulais savoir si Mary allait s’en sortir et comment. C’est le premier livre de du Maurier que j’ai lu. Il m’a marquée car il y a quelque chose de très noir qui se profile un peu plus à chaque page tournée… J’étais jeune, et le dénouement m’avait scotchée à l’époque.

Dans un genre différent, Mansfield Park de Jane Austen, car il incarne pour moi la beauté des instants précieux, l’amour toujours inespéré mais qui se fraye un chemin parmi les ronces. Jane Austen était une avant-gardiste, toujours préoccupée par la condition des femmes en Angleterre, et intéressée par une société où elle n’avait pas sa place. Et surtout, il y a son style, très fin, car elle sait jongler entre passion et dérision, et cela rend les récits très pertinents.

Et enfin, dans un tout autre registre, je citerai 37.2 le matin de Philippe Djian. Cette histoire d’amour poignante m’a marquée pour toujours. J’ai ressenti la douleur du héros dans la relation qu’il entretient avec Betty, une jeune femme fantasque et torturée. J’ai éprouvé son impuissance, rageante, face à la détresse psychologique de cette femme qu’il aime plus que tout. Ce livre est empreint d’une intensité dramatique, à un moment tellement palpable, que l’émotion a jailli des pages pour me sauter au visage.


9) Mon flair me dit qu’il y a un nouveau petit projet de roman en cours (rires)… Serait-ce trop tôt de vous demander de nous en dévoiler un peu plus ?

Oui, bien joué, Hind ! (rires…)
Mon troisième roman est sur sa fin. Je travaille sur la couverture avec le graphiste, actuellement.
C’est l’histoire d’une jeune femme, Augusta, pleine de silences, et rongée par la douleur d’avoir vécu un drame affreux. Elle va devoir déménager et revenir dans une région chargée d’émotions, près de l’océan atlantique. Elle fera d’étranges découvertes, rencontrera LA personne qui va changer sa vie et apprendra des vérités qu’elle n’attendait pas.


10) Merci Claire d’avoir répondu si gentiment à nos questions ! Auriez-vous un dernier mot à dire à vos lecteurs ?

Je les remercie de me lire, de me suivre et me soutenir. Leur confiance est si précieuse dans la vie d’un auteur.
Et merci à vous, Hind, pour votre intérêt et ces moments si sympathiques.

http://enjeuxdemots.com/index.php/2017/03/23/linvitee-du-mois-claire-casti-de-rocco/

Reading Love Time

14 mai 2016

Bonjour Claire, je suis ravie que tu aies accepté cette interview car j’ai eu un énorme coup de cœur pour ta plume, pour ton dernier roman mais aussi pour ta personnalité. J’ai très envie d’en connaître davantage sur toi ! Pour commencer ce petit moment ensemble, peux-tu te présenter ?

 

Bonjour Anne. Je suis ravie également car je ne donne pas des interviews tous les jours !! C’est donc un grand privilège pour moi. Je suis très flattée que des lecteurs puissent avoir un « coup de cœur » pour ma plume… (dont au moins une… toi les autres ne me l’ont pas encore dit !! ). S’il y a bien une raison qui me pousse à écrire, en dehors de la satisfaction personnelle d’accomplir quelque chose de construit pendant le temps de la période d’écriture, c’est d’être lue. Lue et appréciée ensuite (quand même !).

Donc je me présente : Claire, 34 ans, je suis mariée et j’ai 2 enfants. J’aimerais consacrer mon quotidien à écrire, mais malheureusement ce n’est pas possible car je travaille quasi tous les jours…  (il faut bien que j'aide mon mari à payer les factures… !! )

J’écris des romans contemporains, pour faire résonner l’émotion, car personnellement c’est ce que je recherche quand j’écris. Et de faire ressentir cette émotion au lecteur, c’est aussi mon but, dans un second temps.

Quels sont les auteurs qui ont bercé ton enfance et quels sont ceux qui t’inspirent de nos jours ?

 

Alors moi, je suis très « vieille école »

Mon enfance, c'était la comtesse de Ségur.

Ce que je lis n’a rien à voir avec ce que j’écris, curieusement. J’ai une forte attirance pour ce « que je ne sais pas faire. » J’adore la littérature anglaise depuis toujours… Il y a un côté « truculent » qui m’amuse énormément et un romantisme indémodable qui me fera toujours rêver. Une époque heureuse et paisible qui ne reviendra jamais... J’ai vibré et pleuré avec les Hauts de Hurlevent de Emily Brontë, j'avais quinze ans, mais mon préféré reste Jane Eyre, de sa sœur Charlotte. J’ai adoré Jane Austen, aussi, j’ai tout lu (il y en avait peu, c’est dommage). Mon préféré : Mansfield Park. Dickens me plaît beaucoup, bien que d’un style un peu alambiqué parfois, voire un peu lourd. Mais les émotions sont là. Edgar Allan Poe, Virginia Radcliffe…

Ce n’est que plus tard, vers 18 ans, que j’ai découvert Daphné du Maurier. Elle est du XXe. J’ai d’abord lu « L’auberge de la Jamaïque », qui m’a littéralement aspirée. J’ai voulu en savoir plus, donc je me suis mise dans le cultissime « Rebecca », et alors là j’ai été fascinée. J’ai toute la collection reliée de ses livres, j’ai donc tout lu dans les deux ans qui ont suivi. J’adore le style. C’est une atmosphère inquiétante qu’elle sait installer, tout est suggéré, on imagine sans cesse, on n’est jamais tranquille pendant sa lecture. Je suis d’autant plus admirative que ce ne sont pas mes sujets d’écriture. J’essaie peut-être malgré moi de m’inspirer de son style car je trouve qu’elle écrit bien, mais en y réfléchissant je ne cherche pas à imiter quelqu’un quand j’écris.

De nos jours, j’aime les histoires simples d’Anna Gavalda, j’ai adoré l’univers magique d’Harry Potter que j’ai découvert à 17 ans (J.K. Rowling a une imagination débordante !), depuis, Joseph Delaney avec sa série « l’Epouvanteur », j’adore Déborah Harkness et son « livre perdu des sortilèges » (ainsi que les deux qui ont suivi), j’aime beaucoup Carlos Ruiz Zafon, et Kate Mosse, aussi. J’ai testé 50 nuances, d’E.L. James… j’ai trouvé ça original, très différent de mes lectures habituelles. Mais pas super bien écrit.

Pas mal de sombre au final… Pas sanglant avec des meurtres ou du gore. Mais de l’étrange, du mystère.

Quels sont tes genres de lecture préférés ?

 

Donc sans conteste, la littérature anglaise. Mais quand on a presque tout lu… On essaie de se moderniser.

J’essaie donc de privilégier dans mes lectures maintenant, des auteurs auto-édités, en général que je connais. Je farfouille et je teste ce qui pourrait me plaire. Parce que je me dis qu’eux aussi, tout comme moi, ils écrivent pour être lus (je suis aussi une grande lectrice, quand j’en ai le temps !). Et comme je m’intéresse au travail des autres en parallèle, je me dis que c’est une très bonne façon de le faire.

Comment l’écriture est-elle apparue dans ta vie ?

 

A partir du moment où j’ai compris que j’aimais les mots, que j’adorais lire (vers sept ans, dans la bibliothèque de mes grands-parents), j’ai commencé à écrire des petites histoires dans des livrets que je fabriquais. J’avais même écrit une pièce de théâtre avec ma voisine quand j’avais 8 ou 10 ans (!) et que nous avions jouée devant les habitants du quartier réunis…

Depuis combien de temps écris-tu ?

 

« Officiellement » et « sérieusement » je dirais, cela fait à peu près 15 ans. D’ailleurs, « Un soir de Noël » c’était il y a 13 ans. Je l’ai terminé et retravaillé ensuite.

Avant cela, l’écriture c’était par intermittence, sans but particulier. J’avais besoin d’écrire, j’adorais jouer avec les mots, j’aimais produire des émotions, mais je ne savais pas trop quoi faire. Je ne pensais d’ailleurs pas pouvoir écrire un livre.

 

« Rien d’autre que la vie » est un roman qui m’a bouleversée et touchée en plein cœur par l’histoire d’Anna et Laurent. Comment l’inspiration est-elle apparue pour créer cette histoire ?

J’étais dans une période dans laquelle je me disais que je cours tout le temps, toujours trop vite. J’étais débordée par les événements, et paradoxalement, la routine me pesait. J’avais besoin d’authenticité. Je regrettais un peu l'insouciance de ma jeunesse, que j'avais perdue.

Je me disais, après « Un soir de Noël », que j’avais envie d’écrire une grande histoire d’amitié et d’amour, quelque chose de fort et qui bouleverse. Mais pas quelque chose qui arrive à tout le monde non plus. Je suis donc passée par une période de réflexion inconsciente, qui s’est installée petit à petit. J'ai donc cherché des idées, au hasard de mes pensées, dès que je le pouvais. Puis l’idée a commencé à prendre forme. Et ensuite il y a eu l’introspection. J’ai fait un petit retour en arrière dans mes propres souvenirs, je me suis inspirée de certains faits, j’ai pris des notes pour les grandes lignes.

Combien de temps t’a-t-il fallu pour l’écrire ?

En tout, j’ai mis un petit peu plus d’un an. Et entre nous, j’ai pris mon temps.

Comment se passe, pour toi, l’écriture d’un livre (tout est-il planifié ? Y a-t-il une grande part d’improvisation ?) ? Quelles sont les difficultés que tu rencontres ou que tu as déjà rencontrées ?

Alors bien sûr, d’abord j’ai un plan. Avec une situation qui s’impose à moi d’emblée, en général (les premières lignes du premier chapitre). Donc je la résume (ça fait partie de mon plan). Ensuite, viennent les personnages que je détaille un à un (car je les vois mieux, physique et mental).

Après j’indique des étapes. J’essaie même de découper des chapitres pour y voir plus clair. Le plan est amené à évoluer, et il changera d’ailleurs à chaque fois. Car rien ne se passe jamais comme je le prévois .

Ensuite c’est très mitigé. Il y a une espèce de routine qui s’installe (tous les soirs à telle heure) et en même temps j’ai besoin de casser cette routine, dans la pratique elle-même de l’écriture. Car me retrouver devant mon pc avec le livre non terminé sous les yeux suffit juste parfois à m’empêcher d’avancer. Comme je passe beaucoup de temps dans le train, j’en profite pour m’obliger à avancer sur mon histoire. En général, les mots viennent plus facilement quand je les écris avec un stylo sur un papier. Même si ce ne sont pas des phrases percutantes, tout est bon à prendre, l'idée est là, donc je note et on verra ce qu'on peut en faire ensuite. Alors j'ai un carnet en permanence avec moi, partout. Le soir je retranscris mes notes sur le pc, en améliorant, en essayant de trouver des tournures plus adaptées. J'ajoute des éléments qui me viennent, je développe. Ensuite viens la période d’improvisation. Si je suis « productive », je peux avancer de 2 ou 3 pages le soir, sinon juste de quelques lignes.

Au cours de ma journée (plus particulièrement le matin après lever et le soir avant coucher), j’ai tout un tas d’idées, que des phrases parfois, qui me viennent et qui vont me servir dans l’immédiat (par exemple la phrase que je n’arrivais pas à formuler la veille…), ou que je vais garder pour « plus tard » parce que la tournure me paraît bonne, et je sais qu’elle trouvera forcément sa place dans le récit.

Les difficultés... sont de m'être retrouvée à ne plus savoir comment continuer parce que j'étais à cours d'idée à un moment du récit. Ou d'avoir pensé vaguement au dénouement mais sans le mettre vraiment sur pied. Quand je suis arrivée à ce point précis, il a fallu que je remette des indications de part et d'autres dans le texte pour être bien cohérente avec cette fin.

 

As-tu un genre littéraire de prédilection pour l’écriture ? Quels sont les genres qui pourraient t’attirer ?

Je n’ai pas de genre spécifique qui m’appartienne, bien que j’ai plutôt tendance à m’orienter de façon naturelle vers du contemporain car je suis plus à l’aise à raconter des événements qui se produisent dans « mon époque » car je la « maîtrise », en comparaison des siècles précédents dans lesquels je n’ai pas vécu, et il est aussi plus facile pour moi d’utiliser un langage actuel.

J’aime parler de tout ce qui peut « rassembler ». Je me suis auto analysée, et je ne parviens pas vraiment à l’expliquer, mais j’adore parler de rencontres entre les gens. J’ai eu la chance de vivre des amitiés particulières dans ma vie, j’ai eu une jeunesse presque dorée, et j’ai été témoin de beaucoup d’amour autour de moi. En fait, c’est tout ça que j’ai envie de raconter.

 

Peux-tu nous parler de ton premier roman « Un soir de Noël » que j’ai très envie de découvrir ?

Alors là on parle bien d’une rencontre.

C’est l’histoire de 6 personnes qui ne se connaissent pas, ne se sont jamais vues, et qui vont se retrouver dans une maison un soir de réveillon de Noël. A cause de concours de circonstances qui vont les conduire là… et ils vont devoir passer la soirée ensemble.

C’est donc le récit de toute cette improbable soirée.

 

Pour l’instant tu as publié tes écrits uniquement via l’auto-édition, est-ce un choix délibéré ? As-tu déjà contacté des maisons d’éditions ?

Pour mon premier roman, j’ai osé !! Mais je ne le referai plus, je pense. Mon texte n'était pas vraiment retravaillé ou très bien présenté. C’était la naïveté de la jeunesse.

Il y a un processus d’attente interminable, les refus pleuvent sans nous apporter quoi que ce soit. Ça coûte cher, et personnellement je trouve ça usant.

Ah si, j’ai une maison d’édition qui a félicité l'originalité de l'intrigue de « Un soir de Noël » et a motivé son refus en pointant du doigt quelques défauts, en me numérotant des pages, j’ai eu donc des pistes d’amélioration, et j’ai beaucoup apprécié. C’était une lettre manuscrite d’ailleurs (éditions Le Dilettante, celle d’Anna Gavalda il me semble).

Aujourd’hui, peut-être que « Rien d’autre que la vie » aurait une chance, mais je ne préfère pas l’envoyer… J’ai toujours tendance à croire qu’il faut arriver au bon endroit au bon moment avec les éditeurs.

L’auto-édition est aujourd’hui un choix, et je l’assume. Je préfère proposer mon livre au plus grand nombre via les moyens qui sont à ma disposition, même si j’ai peu de visibilité et de publicité, qu’il me faut faire du marketing etc., qui sont des activités « annexes » à l’écriture et ne me plaisent pas forcément, mais j’apprends et c’est du plus pour moi. Je préfère être publiée donc de cette façon et n'avoir que 100 lecteurs plutôt que de ne pas en avoir du tout parce qu’un éditeur m’aura refusée ou n'avoir que 10 lecteurs parce que ce sera une petite maison qui n’arrivera pas à me vendre.

 

Quels sont tes futurs projets ?

J'avais commencé un autre roman, plus mystérieux, qui rassemble encore... mais j'ai dû l'abandonner pour la sortie de « Rien d'autre que la vie ». J'en étais à l'élaboration du plan, et j'avais écris les première lignes de la mise en situation.

As-tu d’autres passions ou hobbies ?

La lecture, mais un auteur lit toujours !

J'aime bien coudre sinon, « fabriquer » des choses... Faire des activités manuelles. Mais il faut avoir le temps, et dans mon cas il faut choisir.

Si j'avais plus de temps je ferais davantage de sport aussi. Ce n'est pas une passion mais un hobby, et c'est indispensable.

Que peut-on te souhaiter pour l'avenir ?

Le succès ! Non, je plaisante !

Avoir plus de lecteurs, et plus de commentaires aussi. Que des gens lisent mes livres, je suis aux anges. Mais qu'ils les lisent et qu'en plus ils les aiment pour au moins la moitié d'entre eux, qu'ils me le fassent savoir, rien que ça, moi ça me rendrait encore plus heureuse.

Souhaites-tu ajouter quelque chose pour conclure l'interview ?

Oui. Je voulais te remercier. Car aujourd’hui les blogueurs sont de précieux alliés pour les auteurs indépendants comme nous. Presque tous ceux que j'ai « rencontré » via mes demandes de chroniques, se sont rendus ou sont prêts à se rendre disponibles (toi la première) pour lire mon livre. Entre nous, pour ma part, je ne pensais pas que presque tous les chroniqueurs accepteraient.

C'est une grande aide pour nous aider à nous faire connaître mieux, nous les auteurs indépendants.

Merci encore Anne.

https://readinglovetime.com/interviews/

Rien d’autre que la vie de Claire Casti de Rocco,

Une nouvelle Anna Gavalda

14 mai 2016

IDBOOX - Elizabeth Sutton

 

Claire Casti de Rocco publie son second roman, elle a choisi l’autoédition. Rien d’autre que la vie est le genre de livre qui aimante le lecteur. C’est un livre à savourer à l’ombre d’un grand arbre. 

L’auteure sait nous émouvoir sans tomber dans la mièvrerie. Claire Casti de Rocco écrit de façon fluide, simple, ses mots sont frais, dans l’air du temps.

La couverture de son livre nous embarque tout de suite dans une histoire profonde avec une légèreté qui fait du bien, nous avons eu le sentiment de découvrir une nouvelle Anna Gavalda avec toutefois, un style bien à elle.

Claire Casti de Rocco nous a accordé une interview pour mieux vous faire découvrir ce roman à ne pas manquer !

 

Vous publiez Rien d’autre que la vie, votre titre a un petit air à la Anna Gavalda, non ? D’ailleurs votre héroïne s’appelle Anna…

Je n’ai pas la prétention de me comparer à Anna Gavalda, mais je dirais que oui, mon livre a un petit quelque chose dans ce goût-là.
C’est un roman contemporain. Et donc une histoire de vie. Je l’ai écrite pour y faire résonner l’émotion. Je l’ai moi-même ressentie à l’écriture. J’aimerais que le lecteur la ressente aussi à la lecture. Et cela dit, j’aime beaucoup les romans d’Anna Gavalda.

Que diriez-vous sur votre livre à un lecteur pour l’inviter à le lire ?

Le lecteur y trouvera tous les ingrédients qui évoquent la vie : amitié sincère, (grand) amour, émotions antagonistes (la nostalgie, le doute, la mort, le bonheur de vivre, l’insouciance, l’espoir…)

L’intrigue est là où on ne l’attend pas, pour reprendre le terme d’une de mes lectrices. Le lecteur s’immerge dans la jeunesse d’Anna grâce à un manuscrit oublié, qu’elle avait elle-même rédigé à ses 18 ans. Ce qui permettra de saisir la force des liens qui l’unissaient à Laurent, entre autres.

Tout part d’une annonce que l’on fait à Anna : la mort de son premier amour, Laurent, et qui va la bouleverser. Encore plus avec la lettre qu’il lui a laissée après quinze ans de silence. Et elle va tenter, malgré elle, de comprendre pourquoi il n’était jamais revenu vers elle.

Rien d’autre que la vie, est un titre fort, quel est le message subliminal ?

L’histoire d’Anna symbolise la pureté des instants fragiles. Ils sont tellement beaux, et parce qu’on les vit tellement fort, qu’on sait qu’ils ne reviendront jamais.
C’est un livre teinté à la fois de mélancolie et du bonheur de vivre. Il fera écho aux lecteurs pour leur rappeler l’insouciance qu’ils avaient oubliée, leur rappeler que la jeunesse est éternelle.

Vous avez choisi l’autoédition pourriez-vous nous expliquer pourquoi ?

L’autoédition, je dirais que c’est une « facilité », pour ne pas dire une « opportunité ».
On peut publier rapidement, sans passer par un processus d’attente et d’angoisse, sans appréhender un refus fatal de qui que ce soit.

C’est du temps et de l’énergie de gagnés à presque tous les niveaux. On peut interagir avec les lecteurs, communiquer avec d’autres auteurs, faire des rencontres que l’on n'aurait sans doutes pas faites si l’on était passé par l’édition traditionnelle.

 


Rien d’autre que la vie est disponible en ebook et en livre papier

http://www.idboox.com/interviews/rien-dautre-que-la-vie-de-claire-casti-de-rocco-une-nouvelle-anna-gavalda/

 

 

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